LA PAGE POÉSIE (1)

Marcel FAKHOURY - Lisette BLANC - Jean-Edouard MICHEL

Maïthé CHAPPERT - Roger PÉNELON - Elisabeth GARDEN

Raymond SCIRÉ - Hélène ROJON - Sébastien GEORGES

Francine PHILIPPE

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HOMMAGE AUX ÉCRIVAINS ET POÈTES DISPARUS


Jamais nous n'oublierons leurs noms et leurs visages

Leur sourire éclatant, leurs gestes fraternels

Ils ont pris le chemin des lointains paysages

Les fabuleux jardins des palais éternels


Ils sont partis là-bas pour un très long voyage

Nos compagnons d'hier, nos amis trépassés

Léguant à nos enfants un immense héritage

Des textes oubliés, ça et là dispersés


Ils ont laissé leur trace au hasard d'une rime

Rédigée de leur plume, un soir, spontanément

Pour exprimer l'amour, la joie ou la déprime

Avec des mots subtils, écrits passionnément


Ces braves compagnons, roturiers ou bohèmes

À notre descendance ont transmis leur savoir

Des récits inédits, un recueil de poèmes

L'histoire d'un manoir ou d'un bateau-lavoir


Un personnage illustre, un village de France

Le seigneur méconnu d'un château féodal

 Les guerres d'autrefois, maquis et résistance

Sans oublier Bayard, Bonaparte et Stendhal


Des mémoires d'un lieu aux chevaliers de Malte

De la vieille légende au désuet dicton

Du conte d'autrefois au récit qui exalte

Ou du joyeux refrain en vers de mirliton


Ils ont illuminé nos sociétés savantes

Par leur humour si fin et leur érudition

Leurs causeries étaient élevées, captivantes

Par la rigueur des faits et l'art de la diction


Écrivains, érudits, poètes de passage

En souvenir de tant de chemins parcourus

Unissons nos pensées pour un ultime hommage

À nos chers compagnons aujourd'hui disparus

Marcel FAKHOURY

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MUSIQUE DU COEUR

Je ne sais que sentir, et je ne puis parler

Je demeure sans voix, quand nous sommes ensemble

Et tout mon coeur, alors, aimerait s'envoler

Et se mettre en tes mains, comme un oiseau qui tremble


Oh ! Ne nous parlons pas, mais ouvre moi tes yeux

Leurs longs baisers muets, je saurai les comprendre

Ma tête sur tes seins, restons silencieux

Le silence des coeurs est la voix la plus tendre


Laisse moi t'adorer et ne nous parlons pas

Pour que j'écoute, seule, adorable merveille

La musique d'amour que fait ainsi, tout bas

Ton coeur, ton coeur d'enfant battant sous mon oreille

Jean-Edouard MICHEL

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VOYAGE


Suspends ta vie à une étoile

Pour l'aventure du voyage

Et avec elle, tu mets les voiles

Pour aborder mille rivages


J'ai une étoile en mon regard

Celle qui brille sur Paris

Au paradis des oeuvres d'art...

Mon ciel d'azur est à Capri


Celle qui brille sur Paris

Des Batignolles à Montsouris

Éclaire aussi la tour de Pise

Celle de Londres sur la Tamise


Au paradis des oeuvres d'art

Rome révèle ses secrets

De jour, de nuit, elle fait part

De la splendeur de ses palais


Mon ciel d'azur est à Capri

Longe les côtes d'Italie

Se dirige vers les Cyclades

Les dieux m'invitent à la balade


J'ai une étoile en mon regard

La grande amie de mes voyages

Qui me dépose aux Baléares

Au sable chaud de ses rivages


Je vois en rêve tant de merveilles

En Chine, en Inde et au Japon

Où danseront d'autres soleils

D'autres couleurs, d'autres chansons


J'ai tant d'étoiles dans ma vie

Je pars demain pour Tahiti

Maïthé CHAPPERT

LES MOTS ONT LEUR MUSIQUE

Des notes sur portées, n'en sachant pas l'usage

Si mon coeur béotien connait mal leur valeur

N'étant pas musicien  ! Poète est ma couleur

Les rimes ne me sont qu'une invite au voyage

Mes mots ont leur musique... Mes objets, leur image,

Mêler les deux, Amis, m'est intime douceur

Tant les deux, en mon être, ont pour moi l'âme soeur

De tous corps au soleil, nul n'en ôte l'ombrage...

Alors, le chant du vent bruissant dans un feuillage,

Où gonflant des voiles, je verrai, d'un sillage,

L'indicible tracé se fondre en l'océan...

Tenez ! Tendez l'oreille ! Amis, si je dis, source,

Tous les bruits s'étant tus, vous percevez, séant,

Son friselis chantant sous l'oeil de la Grande Ourse...

Oh ! Pardon, violons vibrant sous les archets !

Ma Muse, à mes côtés, tout simplement marchait.

Roger PÉNELON

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ET PUIS, UN JOUR, ON PART...

( PANTOUM )


Et puis, un jour, on part sans savoir où l'on va

Seul dans l'éternité, pour son dernier voyage

Oubliant pouvoir, or... quand même on s'en privât

Mais emportant l'amour, de l'âme unique alliage


Seul dans l'éternité, pour son dernier voyage

Sur un fleuve plus grand que toutes les Néva

Mais emportant l'amour, de l'âme unique alliage

Inaltérable, dont mon coeur toujours rêva


Sur un fleuve plus grand que toutes les Néva

De l'esquif de mon être il en fut le sillage

Inaltérable, dont mon coeur toujours rêva

Puisse-t-il, en l'ailleurs n'être pas un mirage...


De l'esquif de mon être il en fut le sillage

Conduisant vers ce port sans qu'il ne dérivât

Puisse-t-il, en l'ailleurs, n'être pas un mirage...

Et puis, un jour, on part sans savoir où l'on va...

Roger PÉNELON

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LA TRACE ET L'OMBRE


J'ai cherché le secret des grandes certitudes

Par d'étonnants voyages en lointaine contrée

J'ai chassé le bonheur sous toutes latitudes

Revenant la main creuse à chaque traversée


J'ai couru l'univers sous un ciel en ruban

Mon ombre me guidait mais je fuyais ma trace

Espérant un ailleurs du levant au couchant

Je dispersais mon nom à tous les vents d'espace


Sur les routes du sel, la piste des épices

Les souches des fleuves, les chemins de halage

Des ronces brunes surgissaient dont les calices

Jalonnaient ma foulée comme un étroit passage


Au retour attendu de toute confluence

Au delta des anciens continents dérivés

La quête de moi-même en monotone errance

N'était que le reflet des idéaux rêvés


Lors j'ai su que les soleils noyés dans la mer

Les escales de l'odyssée perpétuelle

Et le cercle caché des sillons de la terre

Me ramenaient au sable noir originel

Elisabeth GARDEN

NeauScireChanson

ROJON-5Fragonard

GeorgesSebastienFeminine

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CÉLESTE CHEMIN

À grandes enjambées, je foulais la campagne

Et maintenant vois-tu, je vais à petits pas...

En goûtant la beauté des versants de montagne

Je sais que chaque instant me rapproche de toi...

Aujourd'hui la tristesse a déserté mes yeux...

Ils ont appris à voir au-delà du visible

Ta tout autre présence ! Bienfait mystérieux

J'entends un chant céleste aux notes indicibles...

Tu m'apprends à aimer ce qui ne se voit pas

Comme on rêve en secret au paradis perdu...

Tu me tends une main, me disant : n'oublie pas

Un jour, auprès de moi tu seras bienvenu...

Plus je m'intériorise et plus je te perçois

Toi que j'ai tant aimé... mon Voyage... mon Port...

Je croise en un chemin au-delà du trépas

Là où règne l'Amour grand vainqueur de la mort !

Francine PHILIPPE

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